1914-1918 1939-1945 et Indochine Familles et fratries, recherches Avallon (Hôpitaux, Monuments, etc.)

21042017

« Jeudi, je lis » ponctuels à l’EHPAD d’Avallon autour du thème de quelques familles doublement voir triplement touchées.

Liste non exhaustive, évoluera en fonction de l’état de mes recherches; ces soldats ne figurent pas forcément sur les mêmes Monuments aux Morts, carré militaire, stèles et plaques; de même, pour certaines fratries, l’un des soldats est décédé à Avallon dans l’un des hôpitaux de guerre:

1914-1918 Léon Josph LARDERY Léon Joseph et son neveu Louis MARCHAND époux ROY (Louis MARCHAND absent du Monument d’Avallon, figure au Monument aux Morts et Livre d’Or des pensions de Nemours).

1914-1918 et 1951 Les deux frères Édouard GOULT et Victor Jules GOULT, et leur neveu, Raymond Ludovic GOULT

GOULT Victor Jules Mort pour la France tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 sur le champ de bataille au Bois Sabot, Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Il est inhumé à la Nécropole nationale « La Crouée » à Souain, tombe individuelle 3257 (Source sépultures de guerre).

GOULT Édouard Mort pour la France disparu le 20 mai 1917 au Mont Cornillet à Prosnes (Marne).

Les deux frères Édouard GOULT et Victor Jules GOULT sont inscrits au Monument aux Morts de Vassy-lès-Avallon hameau d’Étaules (89 Yonne).

Quant à leur neveu, Raymond Ludovicc GOULT, Caporal au 5ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, Mort pour la France le 12 décembre 1951 à Yen Cu Huyen de Bal Bal en captivité en Indochine, il est inscrit au Monument aux Morts d’Avallon (89 Yonne).

1914-1918 et 1939-1945 BORNE père et fils

1914-1918 et 1939-1945 JOLIVOT demi-frères

1914-1918 et 1939-1945 LAPLACE époux GILLOT, père marié à Avallon) et LAPLACE fils né à Avallon (tous deux absents du Monument d’Avallon)

1914-1918 et 1939-1945 RAUDOT père et fils

1914-1918 et 1939-1945 ROUSSEAU père et fils: Louis Hector ROUSSEAU est Mort pour la France le 13 juillet 1915 en forêt d’Argonne, son fils René Olivier est Mort pour la France le 2 octobre 1944 à Avallon.

1914-1918 et 1939-1945 VOYEUX oncle et neveu

1914-1918 et 1939-1945 WEGMANN oncle et neveu

1914-1918 et 1939-1945 DÉSISSERT oncle et SOUTIF neveu par alliance (époux de la nièce)

1914-1918 BARRAU et ROND beaux-frères

1914-1918 BOBLIN et SAQUET beaux-frères

1914-1918 CAYATTE et HAURY beaux-frères

1914-1918 RAUDOT et BRUN-DARTIS beaux-frères

1914-1918 DENIAU 3 frères

1914-1918 DESGRANGES 3 frères

1914-1918 MACHURÉ 3 frères

1914-1918 ANDRIEU 2 frères

1914-1918 BARBIER 2 frères

1914-1918 BINAUX 2 frères

1914-1918 BONIN 2 frères

1914-1918 CAUYETTE 2 frères

1914-1918 CHANUT 2 frères

1914-1918 CRAIMET 2 frères

1914-1918 DASPIC 2 frères

1914-1918 DUFOUR 2 frères

1914-1918 MACAIRE 2 frères

1914-1918 MAURICE 2 frères

1914-1918 MORIZOT Ch F et F 2 frères

1914-1918 MORIZOT AH et ME 2 frères

1914-1918 PINSON 2 frères

1914-1918 RAISSON 2 frères

1914-1918 SEGAULT 2 frères

1914-1918 TARDIF 2 frères

1914-1918 TASTU 2 frères

1914-1919 DUBOIS 2 frères

1923-1925 DESLANDES 2 frères

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




1939-1945 à l’affiche du Cinéma français et « Actualités Avallonnaises »

1042017

Dans le cadre « JEUDI JE LIS »

EHPAD Avallon jeudi 13 avril à 14h15, salle d’animation (entrée libre)

Diaporama sur les films français sortis en salle de 1939 à 1945.

Les volets actualités locales « Et pendant ce temps là » s’intercalent et égrènent les noms d’Avallonnais, et soldats, déportés, STO, prisonniers, civils, tués et disparus au fil de ces mêmes années (liste non exhaustive), portés aux Monuments et stèles.

Sera rappelé à cette projection, le discours de M. Menant prononcé lors de l’inauguration de la Stèle en hommage aux morts de La Jeune Garde.

Ce diaporama a été présenté au Marché Couvert d’Avallon, le 26 février 2016, lors de l’Assemblée Générale de la Section avallonnaise U.N.C. (Diaporama réalisé et présenté par Nicole Roy-Gillot).

 

 




Ciment de Vassy et église de Vassy-lès-Avallon; statuaire Chemin de Croix Maria de Faykod

29032017

Animation EHPAD Avallon, deux diaporamas Nicole Roy-Gillot

Mardi 11 avril 2017 à 14h15, salle d’animation, entrée libre

en préambule, les premiers installés attendront leurs amis Résidents en découvrant une page d’histoire locale avec le diaporama 

« le Ciment de Vassy et l’église de Vassy-lès-Avallon »

Ce documentaire réalisé en 2006 a été présenté la première fois au Relais Fleuri à Sauvigny-le-Bois, lors d’une des soirées organisées par l’Office du tourisme d’Avallon. Nous aurons une pensée émue pour Monsieur Jacques de Buchet, trop tôt disparu, qui avait participé à la préparation et à la présentation de ce travail destiné à promouvoir l’attrait touristique de ce beau village de l’Avallonnais. 

Lorsque tous seront arrivés, accompagnés des membres de l’équipe d’Aumônerie de Santé d’Avallon, commencera la projection dans le cadre de la semaine sainte, du

« Le Chemin de Croix de Lourdes »

Outre le thème religieux, les Résidents découvriront maints détails de cette oeuvre gigantesque que sont les sculptures de l’artiste Maria de Faykod, mondialement reconnue. 

Ce diaparoma a recueilli l’autorisation de l’artiste.

 

 

 




1914-1919 Les Hôpitaux d’Avallon (Yonne, France)

19102015

14-18 H.A. n°9 Croix-Rouge Avallon - Yonne
Album : 14-18 H.A. n°9 Croix-Rouge Avallon - Yonne
1914 H.A.9 Croix-Rouge, Collège de garçons, rue du collège, Avallon (Yonne, France)
2 images
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14-18 H.A. n°9 Croix-Rouge Avallon - Yonne
Album : 14-18 H.A. n°9 Croix-Rouge Avallon - Yonne
1914 H.A.9 Croix-Rouge, Collège de garçons, rue du collège, Avallon (Yonne, France)
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« 1914-1919 Les Hôpitaux d’Avallon (Yonne) »

11 novembre 2015

à la Mairie de Quarré-les-Tombes (Yonne)

Projection à 16h

Diaporama réalisé et présenté par Nicole ROY-GILLOT 

 invitée de l’Association Mémoire Vivante du Canton de Quarré-les-Tombes

dans le cadre de son exposition 1914-1918

Diaporama Nicole Roy-Gillot, présenté en 2005 au Marché-Couvert d’Avallon (Yonne), revu et complété notamment compte-tenu de la proximité de l’H.A. La Pierre-Qui-Vire.

L’Hôpital permanent : Hôpital Civil d’Avallon, 1, rue de l’Hôpital à Avallon.

Les Hôpitaux temporaires :

H.A. n°9, Hôpital Auxiliaire Croix-Rouge au Collège de garçons, rue du Collège à Avallon (Yonne, France) et son annexe pour convalescents, H.A. n°48, à, « La Pierre-qui-Vire » à Saint-Léger-Vauban (Yonne, France).

H.C. n°53, Hôpital Complémentaire « Clinique Billaudet », 11, route de Lormes à Avallon et son Annexe pour convalescents au « Pensionnat Jeanne d’Arc », 69, Grande-Rue-Aristide-Briand à Avallon.

Diaporama illustré de nombreuses extraits et agrandissements de photos, cartes postales animées.

Le flux des blessés, blessures, décès dans les hôpitaux de 1914-1919.

Moyens des hôpitaux, matériels, médecins, personnel, blessés et blessures.

Subsides, collectes, animation des hôpitaux et loisirs des blessés, etc.

En annexe : les soldats décédés à Avallon dont de nombreux Malgaches.

— « 20 avril 1919, dimanche. De 3h à 5h 45 nous sommes allés à l’hôpital complémentaire 53 avec la Maman et Laure, Mme Pol et Mlle Imbert ; grâce à Mlle Cambon on a pu faire goûter des soldats malades ou convalescents, ils étaient environ 60 et quelques Malgaches. Ces pauvres diables ont été bien contents d’avoir des gâteaux et des cigarettes, arrosés de quelques bouteilles de vin blanc. » Journal de Mathieu TAMET maire d’Avallon en pendant la Grande Guerre.

 

 

 

 




1939-1945 exposition Résistance, Libération de l’Avallonnais, Mémoire collective

9082017

 

E.H.P.A.D. Avallon (Yonne), rue du Dr Schweitzer

1939-1945 exposition Résistance, Libération de l’Avallonnais

et

Monuments, stèles commémoratives, mémoire collective

 

du 6 au 24 août 2017

Au fil des jours s’alterneront les panneaux d’exposition, en particulier lors des trois « Jeudi, Je lis » des 10, 17 et 24 août.




Jeudi, Je lis « 1939-1945 Mémoire collective: monuments, stèles, philatélie, etc. »

9082017

 

 

JEUDI, JE LIS

Échanges improvisés avec les Résidents 

Jeudi 24 août à partir de 14h

salle d’animation de l’EHPAD d’Avallon (Yonne)

autour de diaporamas et exposition

« 1939-1945 Mémoire collective: monuments, stèles, philatélie, etc. »




Jeudi, Je lis. Résistance, Maquis et Libération d’Avallon

9082017

 

 

JEUDI, JE LIS

Échanges improvisés avec les Résidents 

Jeudi 17 août à partir de 14h

salle d’animation de l’EHPAD d’Avallon (Yonne)

autour de diaporamas et exposition

Résistance, Maquis, et , »Libération » d’Avallon




Jeudi, Je lis… « De Philippe de Hauteclocque à LECLERC » et occupation d’Avallon vue par l’artiste avallonnais Robert Prévost.

9082017

 

 

JEUDI, JE LIS

Échanges improvisés avec les Résidents 

Jeudi 10 août à partir de 14h

salle d’animation de l’EHPAD d’Avallon (Yonne)

autour de diaporamas et exposition

 « De Philippe de Hauteclocque à LECLERC »

et

quelques images de l’occupation d’Avallon vue par l’artiste avallonnais Robert Prévost

À trois mois du soixante-dixième anniversaire de sa disparition le 28 novembre 1947 en Algérie, nous ne saurions parler 1939-1945 sans évoquer le passage de Philippe de Hauteclocque du 15 au 17 juin 1940 par l’Hôpital d’Avallon où il côtoie Daniel Grouès frère de l’abbé Pierre, et Étaules où il croit trouver les beaux-parents de sa sœur Colette épouse de Jacques de Baynast, mais découvre les Allemands déjà installés au château, et d’où commence, à bicyclette, l’épopée du futur LECLERC.




Avallon (Yonne) Stèle de « La JEUNE GARDE »

4052017

 

Stèle de LA JEUNE GARDE à Avallon
Album : Stèle de LA JEUNE GARDE à Avallon
érigée hommage aux morts de La Jeune Garde durant la seconde guerre mondiale
1 image
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Quelques extraits du discours d’inauguration de la stèle en hommage aux disparus de La JEUNE GARDE prononcé par Maurice MENANT

(Source Bernard FERRAND, ancien Maire Adjoint d’Étaules –Yonne-, archives relatives à son oncle l’« Abbé Bernard Ferrand »).

Extraits alphabétiques complétés d’éléments d’État Civil et Mémoire des Homme, (recherches Nicole Roy-Gillot)

Ébauche communiquée le 4 mai 2017 au « Comité du Souvenir Français »

 

Abbé Bernard FERRAND né à Vassy-lès-Avallon hameau d’Étaules le 20 janvier 1900, exécuté le 2 septembre 1944 au Struthof avec 106 autres membres du Réseau ALLIANCE.

 » Profondément patriote l’Abbé FERRAND n’avait jamais accepté la défaite, dès l’arrivée de l’ennemi il avait pris sa décision et fait le sacrifice de sa vie; il lutterait et organiserait la résistance jusqu’à la libération de la Patrie.

Sous un aspect rude, le Père FERRAND était doué d’une sensibilité extrême et jamais cet homme profondément bon et humain n’est passé à côté d’une misère physique ou morale sans en prendre sa part et la soulager, car il savait que les misères morales sont souvent plus pénibles que les autres.

Aimant la jeunesse, possédant une culture très étendue, il était particulièrement qualifié pour diriger sa formation.

Lorsque je le connus, il mettait en route sa colonie de vacances de Tamié et comme beaucoup je fus séduit par le but qu’il poursuivait : l’éducation d’une jeunesse saine et forte.

Mes visites à Tamié m’attachèrent définitivement à cette colonie car lorsqu’on a vécu dans l’atmosphère du Vieux-Moulin on ne l’oublie plus.

Le Père FERRAND avait su par son influence y créer une ambiance de camaraderie, de franchise, d’émulation et de patriotisme en un mot le plus bel idéal.

Nous nous rappelons tous cette belle émulation entre les cordées, les critiques parfois sévères mais toujours justes au caillou.

C’est à Tamié que je connus et fus à même d’apprécier plusieurs de nos camarades et en particulier Louis ROBB et Jean SERRUAU qui furent des premiers de la colonie : Louis ROBB très allant et énergique devait rapidement devenir chef de cordée ; toujours à la place la plus dure, sachant prendre ses responsabilités, il était aimé de tous ses camarades dont l’ambition était de l’égaler.

C’était un Chef. « 

 

  » Lorsque l’abbé FERRAND constitua son groupe de résistance, il était logique qu’il s’assure le concours d’hommes dont il connaissait et les sentiments et sur lesquels il était certain de pouvoir compter quels que soient les risques… « 

 

BELLANGER Pierre Jacques Henri. Né le 23 novembre 1914 à Avallon (Yonne). 2ème Régiment Mixte Zouaves Tirailleurs Garnison d’Oran. Décédé le 18 décembre 1944 à Saïda (Algérie).

 » Pierre Bellenger mobilisé en Afrique, fit brillamment son devoir dans la campagne de Syrie, ramené au Maroc, très éprouvé par cette campagne, il devait y décéder avant d’avoir pu être rapatrié dans la Métropole « 

DEGOIX Henri Jean. Caporal. Né le 11 février 1923 à Auxerre (Yonne). Décédé le 28 novembre 1944 à La Chaune-des-Neuf-Bois (Haute-Saône).

 » … DEGOIX Henri, FLORENT Lucien, comme beaucoup de leurs camarades, n’avaient jamais pu accepter l’occupation, ils attendaient l’occasion qu’ils espéraient de se battre, celle-ci vint avec la Libération d’Avallon, et nos deux jeunes camarades se joignirent aussitôt aux F.F.I. Ils confirmèrent ensuite leur engagement pour partir au front. Très ardents, très courageux, volontaires pour les missions, ils devaient tomber au Champ d’Honneur en Alsace. « 

 

DELOUCHE Bernard, Alphonse, Émilien. Né le 3 janvier 1920 à Avallon (Yonne. Décédé le 6 février 1945 à Créteil.

« … DELOUCHE Bernard était parmi ceux dont je devais, pendant l’occupation, freiner les ardeurs, son état de santé ne lui permettant pas de se joindre d’une façon continue au maquis, il tint à assurer les liaisons et de ce fait, rendit de nombreux services. »

FLORENT Lucien Pierre. Né le 29 septembre 1925 à Avallon (Yonne). Soldat du 1er Régiment du Morvan, décédé le 9 décembre 1944 au lieudit Dengelberg commune de Ranspach (Haut-Rhin)

 » … DEGOIX Henri, FLORENT Lucien, comme beaucoup de leurs camarades, n’avaient jamais pu accepter l’occupation, ils attendaient l’occasion qu’ils espéraient de se battre, celle-ci vint avec la Libération d’Avallon, et nos deux jeunes camarades se joignirent aussitôt aux F.F.I. Ils confirmèrent ensuite leur engagement pour partir au front. Très ardents, très courageux, volontaires pour les missions, ils devaient tomber au Champ d’Honneur en Alsace. « 

 

GUINOT Henri Maurice né le 23 novembre 1919 à Avallon (Yonne) dates à vérifier. Décédé victime d’un accident de montagne.

« … GUINOT Henri était parti avec sa famille au moment de l’exode et refusa de revenir sous l’occupation ; mobilisé dans un camp de jeunesse, son but était d’accomplir sa préparation militaire pour être prêt lorsque le moment viendrait de chasser l’ennemi, il devait être victime d’un accident de montagne au cours de son entraînement. « 

LEDUC Maurice Georges Edmond. Né le 3 décembre 1921 à Cussy-les-Forges (Yonne) ; décédé le 24 avril 1945 à 22 heures, à Kassel (Allemagne) Acre N°339, N° du registre 51, dossier N°3..242

 » Parmi nos camarades, trois déportés S.T.O. LEDUC Maurice, MORIZOT Bernard, PIDAULT Jean, qui sont morts pour la même cause, car parmi eux, aucun volontaire, mais tous contraints : Personne n’a le droit de les diminuer car un cas de conscience s’est posé pour eux.

LEDUC Maurice, fidèle de Tamié formé à l’école du Père Ferrand, requis, opposa une farouche résistance, sabotant le travail qui leur était confié, entravant par tous les moyens la production, il fut arrêté par la Gestapo pour son action antiallemande ; il devait mourir dans un camp dont vous connaissez les rigueurs. »

MORIZOT Bernard Marcel. Né le 2 avril 1924 à Avallon, décédé le 20 avril 1945 à Langenstein (Allemagne)

« … Parmi nos camarades, trois déportés S.T.O. LEDUC Maurice, MORIZOT Bernard, PIDAULT Jean, qui sont morts pour la même cause, car parmi eux, aucun volontaire, mais tous contraints : Personne n’a le droit de les diminuer car un cas de conscience s’est posé pour eux… MORIZOT Bernard, encore un Florimontain Français avant tout, ce fut lui qui dessina l’insigne de la jeune garde et eut l’idée d’incorporer la 3ème couleur du drapeau, jamais malgré l’interdiction il ne consentit à ne pas porter cet emblème. Pouvez-vous supposer un seul instant qu’il consentit volontairement à partir en Allemagne, mais il avait de jeunes frères et comme pour Leduc, ce fut la menace de représailles qui l’obligea à s’incliner. Il partit pour ce motif et parce qu’il aurait assez de courage et d’énergie pour lutter contre l’Allemand par sa propagande parmi ses camarades. Il organisa une résistance en Allemagne. Déporté au camp de Buchenwald, ayant toujours le même cran, il continua sa propagande soutenant ses camarades, leur affirmant la défaite rapide de l’Allemagne et leur libération.

Lors de l’avance alliée, le camp fut évacué, et l’exode le long des routes commença, tombé à bout de forces, il fut lâchement assassiné par les S.S. « 

PETIT Jean Louis Marcel. Né le 9 mars 1908 à Avallon (Yonne). Sergent au 89ème Régiment d’Infanterie. Décédé le 5 juin 1940 à Fuscien (Somme) (selon mémoire des Hommes).

 » … PETIT Jean mobilisé en 1939, prit part au combat de 1940 lors de la ruée allemande. Il est tombé au Champ d’Honneur le 5 juin dans la Somme en résistant, suivant les ordres pour retarder l’avance ennemie.  » (M. Menant indique dans son discours :16 mai au lieu de 5 juin)

PIDAULT Jean Pierre. Né le 23 décembre 1922 à Avallon (Yonne). Décès le 17 février 1945 le 17 février 1945 à 10 heures 45, à Bergen-Belsen (Allemagne).

 » … Parmi nos camarades, trois déportés S.T.O. LEDUC Maurice, MORIZOT Bernard, PIDAULT Jean, qui sont morts pour la même cause, car parmi eux, aucun volontaire, mais tous contraints. Personne n’a le droit de les diminuer car un cas de conscience s’est posé pour eux »

ROBB François Louis Joseph. Né le 4 février 1914 à Autun (Saône-et-Loire). Décédé le 29 novembre 1944 à Buhl en Bade (Allemagne).

 » C’est à Tamié que je connus et fus à même d’apprécier plusieurs de nos camarades et en particulier Louis ROBB et Jean SERRUAU qui furent des premiers de la colonie. Louis Robb, très allant et énergique devait rapidement devenir Chef de cordée ; toujours à la place la plus dure, sachant prendre ses responsabilités, il étai aimé de tous ses camarades dont l’ambition était de l’égaler. C’était un Chef. Jean SERRUAU, d’un tempérament plus calme, très réfléchi complétait son ami ROBB, ils faisaient tous deux partie de l’élite sur laquelle le Père Ferrand pouvait se reposer. Dès qu’un accident de montagne se produisait dans la région de Tamié, les Florimontains envoyaient une cordée de secours commandée par le père Ferrand, composée uniquement de volontaires. Louis et Jean se présentaient toujours pour en faire partie. Lorsque l’abbé FERRAND constitua son groupe de résistance, il était logique qu’il s’assure le concours d’hommes dont il connaissait et les sentiments et sur lesquels il était certain de pouvoir compter quels que soient les risques. Comme toujours Louis ROBB et Jean SERRUAU avec un certain nombre de nos camarades répondirent « Présent ». Puis la lutte commença, lutte sourde, pleine d’embûches : évasion de prisonnier, camouflage de requis, parachutage, acheminement d’aviateurs tombés sur notre sol, service et transmissions de renseignements. Louis ROBB très actif et très endurant, participa au passage de nombreux prisonniers lorsque l’abbé FERRAND recueillit les aviateurs anglais, ce furent Louis ROBB et un autre de nos camarades qui se chargèrent de les accompagner au-delà de la ligne de démarcation: cette randonnée fut très dure et faillit mal tourner, elle ne réussit que grâce aux qualités de décision et d’initiative de nos deux guides… Je ne sais pas comment l’ennemi fut mis sur leur piste, mais en septembre 43, le Père FERRAND et Louis ROBB furent arrêtés à Avallon avec un de leurs camarades d’Autun, peu de temps après ce fut le tour de Jean SERRUAU au moment où il venait de fonder son foyer. « 

SAQUET Pierre Dominique Charles. Né le 8 mars 1925 à Avallon (Yonne). Décédé le 13 juin 1944, corps retrouvé au lieudit « Bois l’Abbé » sur la commune de Lichères-près-Aigremont.

 » … SAQUET Pierre, petit-fils et fils de mes collaborateurs les plus immédiats, Pierrot fut élevé parmi nous. J’avais été à même d’apprécier ses qualités ; peu expansif mais réfléchi, il avait depuis longtemps décidé qu’il ferait son devoir et se battrait contre le Boche ; en juin 1944, il partit au Maquis ; attaqué, il refusa de se replier et tint à faire partie du groupe qui accrochait l’assaillant. Il tomba à l’ennemi. « 

SERRUAU Jean. Né le 27 avril 1920 à Avallon (Yonne). Décédé le 29 novembre 1944 à Buhl (Allemagne).

 » C’est à Tamié que je connus et fus à même d’apprécier plusieurs de nos camarades et en particulier Louis ROBB et Jean SERRUAU qui furent des premiers de la colonie. Louis ROBB, très allant et énergique devait rapidement devenir Chef de cordée ; toujours à la place la plus dure, sachant prendre ses responsabilités, il était aussi de tous ses camarades dont l’ambition était de l’égaler. C’était un Chef. Jean SERRUAU, d’un tempérament plus calme, très réfléchi complétait son ami ROBB, ils faisaient tous deux partie de l’élite sur laquelle le Père FERRAND pouvait se reposer. Dès qu’un accident de montagne se produisait dans la région de Tamié, les Florimontains envoyaient une cordée de secours commandée par le père FERRAND, composée uniquement de volontaires. Louis et Jean se présentaient toujours pour en faire partie. Lorsque l’abbé FERRAND constitua son groupe de résistance, il était logique qu’il s’assure le concours d’hommes dont il connaissait et les sentiments et sur lesquels il était certain de pouvoir compter quels que soient les risques. Comme toujours Louis ROBB et Jean SERRUAU avec un certain nombre de nos camarades répondirent « Présent ». Puis la lutte commença, lutte sourde, pleine d’embûches : évasion de prisonnier, camouflage de requis, parachutage, acheminement d’aviateurs tombés sur notre sol, service et transmissions de renseignements. Louis ROBB très actif et très endurant, participa au passage de nombreux prisonniers lorsque l’abbé Ferrand recueillit les aviateurs anglais, ce furent Louis ROBB et un autre de nos camarades qui se chargèrent de les accompagner au-delà de la ligne de démarcation : cette randonnée fut très dure et faillit mal tourner, elle ne réussit que grâce aux qualités de décision et d’initiative de nos deux guides. Jean SERRUAU avait les qualités requises pour assurer un service de liaison méthodique et calme, il réussit souvent à déjouer les embûches allemandes et ses missions furent toujours accomplies intégralement. Son rôle effacé était particulièrement dangereux et Jean le savait, il n’hésita cependant jamais à le remplir…Je ne sais pas comment l’ennemi fut mis sur leur piste, mais en septembre 43, le Père FERRAND et Louis ROBB furent arrêtés à Avallon avec un de leurs camarades d’Autun, peu de temps après ce fut le tour de Jean SERRUAU au moment où il venait de fonder son foyer. »

WEGMANN Jean. Né le 21 mai 1919 à Montargis (Loiret). Décédé le 15 mars 1945 à Neuengamme (Allemagne).

 » Jean WEGMANN rentra très jeune à notre société qu’il ne devait jamais quitter ; doué de qualités exceptionnelles, il devint rapidement notre meilleur gymnaste, cela ne le grisa pas et il chercha toujours à se perfectionner ; prêchant par l’exemple, excellent camarade, il était aimé de tous. Grâce à son travail persévérant, il fut brillamment reçu au concours des pompiers de Paris, son rêve se réalisait. Très apprécié de ses chefs, il obtint rapidement le titre envié d’instructeur. Jean WEGMANN était 100% Français et ce fut un écœurement pour lui de voir l’emprise de l’ennemi s’exercer sur son régiment, mais soldat il devait obéir et accomplir son devoir de protecteur de la cité. Son intention bien arrêtée était de sa battre contre le Boche et avec ses camarades, il attendait impatiemment l’occasion de mettre ce projet à exécution. La Libération de Paris arriva et, comme vous le savez, le Boche mieux armé s’accrocha en certains points. Jean sortit peut-être trop tôt avec ses camarades, il fut pris et déporté en Allemagne, nous ne devions plus le revoir. Le plus bel éloge que je puisse faire de lui est de répéter les paroles de son officier à l’issue du service célébré à Saint-Lazare. « WEGMANN était le meilleur entre les meilleurs de ma compagnie. « 




1914-1918 Fratrie PETIT Etaules (89) 14-18 et 39-45 PAGE – Houroux

24112016

EXPOSITION 1914-1918

L’Exposition 1914-1918 à l’EHPAD d’Avallon se poursuit par la seconde série de panneaux.

JEUDI JE LIS

EHPAD Avallon à 14 h jeudi 24 novembre 2016

salle d’Animation (entrée libre)

Nicole Roy-Gillot abordera

1) La fratrie PETIT:  (Monument aux Morts de Vassy-lès-Avallon hameau d’Étaules (Yonne)

  • Gustave Émile PETIT Mort pour la France le 21 mars 1915
  • Jean Aristide dit « Octave » PETIT Mort pour la France le 18 juillet 1918

2) Louis PAGE Mort pour la France le 5 septembre 1914 (Monument aux Morts de Vassy-lès-Avallon hameau d’Étaules (Yonne)

  • Louis PAGE et son neveu Étienne HOUROUX (aviateur 14-18 et 39-45)
  • tous deux décorés de la Légion d’Honneur

 

3) Les Hôpitaux d’Avallon pendant la Guerre 194-1918 (suite)

  • en fonction du temps disponible

 




1914-1918 Deux fratries les CRAIMET et les BARBIER, suivies d’ABIVEN le petit Breton de Plouider

15112016

En parallèle de l’exposition « Quelques fratries 14-18 de l’Avallonnais » présentée à l’EHPAD Avallon du 7 au 30 novembre 2016, 

 « JEUDI JE LIS » 

exceptionnellement le

Mercredi 16 novembre 2016, à 14h salle d’animation de l’EHPAD Avallon

Les Résidents ont rendez-vous jeudi 17 à l’animation « Beaujolais nouveau »
(à boire avec modération) 
 

Nicole Roy-Gillot évoquera 

la fratrie CRAIMET 

Félix Émile Donat CRAIMET Mort pour la France à Avallon le 28 février 1919 à l’Hôpital Complément n°53 Clinique Billaudet, 11, route de Lormes et

Abel Joseph CRAIMET Mort pour la France à Souain le 20 septembre 1915

 

La fratrie BARBIER

Jean François BARBIER Mort pour la France le 24 novembre 1917 et

Philippe Étienne Laurent BARBIER Mort pour la France le 6 décembre 1917

Leur sœur Germaine BARBIER était infirmière à l’Hôpital Auxiliaire n°9 Croix-Rouge d’Avallon au Collège d’Avallon, rue du Collège (actuel Musée de l’Avallonnais)

Si le temps imparti nous le permet, dans le cadre des Hôpitaux militaires à Avallon pendant la guerre 1914-1919, nous évoquerons

Un petit Breton mort en Avallon (89)

Yves Marie ABIVEN

14 juillet 1894 – 28 août 1915

Entrée libre

La semaine prochaine, nous nous retrouverons le jeudi 23 novembre à 14h, à l’EHPAD Avallon.




1914-1918 une fratrie MORIZOT

10112016

En parallèle à l’exposition « Quelques fratries 14-18 de l’Avallonnais » présentée à l’EHPAD Avallon du 7 au 30 novembre 2016, 

 « Jeudi je lis » 

jeudi 10 novembre 2016, à 14h salle d’animation de l’EHPAD Avallon

Nicole Roy-Gillot évoquera une première fratrie MORIZOT

Charles François MORIZOT et son frère Fernand MORIZOT, nés à Chassigny hameau d’Avallon, Morts pour la France, absents du Monument aux Morts d’Avallon. 

En lien avec Fernand MORIZOT, sera abordé César Joseph LEDUC, son beau-frère, également Mort pour la France.

Tous trois figurent au Monument aux Morts à Vassy-lès-Avallon hameau d’Étaules (Yonne, France).

Entrée libre

La semaine prochaine, en raison de l’arrivée le jeudi 17 du « Beaujolais nouveau » (à boire avec modération), nous nous retrouverons le mercredi 16 novembre à 14h, à l’EHPAD Avallon.

 



Protégé : Yves Marie ABIVEN, un petit Breton de Plouider, Mort pour la France en 1915 Avallon (89)

27102016

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Comptoir Industriel d’Étirage et Reprofilage de Métaux, 107-113 Avenue Philippe-Auguste à Paris XI

20042016

 

Fernand M, soldat avallonnais de 1914-1918 est détaché du Corps le 15 février 1916 pour être employé par le Comptoir Industriel d’Étirage et Reprofilage de Métaux, 107-113 Avenue Philippe-Auguste à Paris XI. État Matricule B du Bureau Régional de la Seine du 24 février 1916.

Je cherche vainement une illustration de cet établissement. Avait-il une autre dénomination?

 




Bonne Année 2016

31122015

Bonne Année 2016

Mes souhaits de bonheur, joie, réussite et Paix pour Tous.

Vœux 2016
Album : Vœux 2016
BONNE ANNEE 2016
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Protégé : Etienne Houroux « Afin que nos descendants puissent connaître la vérité… »

24082015

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Protégé : 24 août 1944 – évoqué à l’EHPAD d’Avallon, gendarmes, FFI, Maquis Le Loup, etc.

24082015

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70è anniversaire de la libération des camps et de la victoire sur le nazisme

27032015

« Jeudi Je lis » EHPAD Avallon

Jeudi 2 avril 2015 à 14h30

suite du Récit de René S., communiste, déporté politique

3ème partie: août 1944 Matricule 75270

Schoenbeck, Halberstadt, Buchenwald

extrait… complété de recherches et recoupements relatifs aux noms figurant dans le récit de René…

Seize août 1944, nous appareillons pour Saxo…

Enfin, le seize août, nous appareillons pour Saxo[1], à pied, après d’innombrables formalités. Je pars nanti d’un colis de Croix-Rouge que me donneront mes équipiers qui en touchèrent chacun un, tous les français en touchant un, sauf ceux qui partaient, comme par hasard, et, ils l’ont touché pour nous, pourtant. Ce colis perdu pour nous… ne fut pas perdu pour tous ! Gangsters.

Bouchafa[2], l’algérien était déjà parti à un précédent « transport ». Je quitte avec regret mes trois équipiers, surtout le grand Bouytaud[3] que je promets d’aller voir à Mont-de-Marsan, après la victoire finale (on peut vendre la peau de l’ours, maintenant !) car le débarquement tant espéré, et, condition primordiale pour la fin, s’est produit en Normandie, Niort, Carantan, Caen, là, la bataille fait rage, de l’aveu des fritz, la fin n’est dont plus qu’une question de mois, on la voit cette fois.

Quelques jours de brimades à Saxo par des S.S. internés et caïds naturellement. On voit des internés, le front peint d’une croix noire, ce sont des condamnés à mort pour pillage pendant les bombardements. Puis, nous voici dans les wagons, portes ouvertes, cette fois. Les S.S. avec nous dans les wagons, sont tout ce qu’il y a de chouettes, ce sont des vieux.

Schoenbeck

Le soir, arrivée à Schoenbeck.

Le soir, arrivée à Schoenbeck. L’endroit ne nous dit rien, c’est la ceinture industrielle de Magdebourg et il pourrait bien pleuvoir. Il y a des masses de réfugiés berlinois qui ont l’air désorientés. On mange trois ou quatre dans la même gamelle,… J’ai la bonne surprise d’y retrouver un copain de Vincennes, Verny[4], qui ne le fut donc pas tant que cela.

 

Halberstadt

Halberstadt où nous arrivons le 22 août 1944

Puis à nouveau en wagons pour Halberstadt où nous arrivons le 22 août. Ce sera l’avant-dernière étape vers la libération. … …

Donc, nous voici à Halberstadt, rejoignant des camarades partis quelques jours avant nous. Nous dépendons maintenant de Buchenwald et j’ai mon troisième et dernier matricule, le 75270

 


[1] Sachsenhausen

[2] BOUCHAFA Salah né le 21 décembre 1903 au Douar Harbil (département de Constantine), Le 14 juillet 1944, il est transféré au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le 6 avril 1945 lors d’un bombardement.

[3] BOUYTAUD Édouard (né le 31 décembre 1913 à Marmande (47), déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, matricule 58428, rapatrié le 4 mai 1945).

[4] VERNY : « Il me souvient souvent de ce que disait « Alphonse « qui quelquefois était « François », en fait je su, plus tard, à son retour de Buchenwald qu’il était Charles VERNY quand il évoquait ce risque de l’oubli. Après les arrestations du printemps 43 de MEDERIC et de MUTTER de « Ceux de la Libération – Vengeance » et ayant pour ma part, de façon quasi miraculeuse pu quitter Fresnes et le régime de coups des miliciens, j’avais été récupéré par l’O.C.M.J. dont VERNY était le patron fondateur. » http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=100484 – source Laurent Laloup. L’OCM recrute aussi dans la bourgeoisie, l’industrie, parmi les commerçants, les anciens combattants, les professions libérales (avocats, architectes), et les universitaires. Deux tendances politiques sont particulièrement représentés : les conservateurs, souvent maréchalistes mais germanophobes et hostiles à la Révolution nationale, d’une part, les socialistes d’autre part. La première tendance est majoritaire à l’origine, mais la deuxième l’emporte au cours de la guerre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_civile_et_militaire




70è anniversaire de la libération des camps et de la victoire sur le nazisme

22032015

« Jeudi Je lis »

Jeudi 26 mars 2015,

EHPAD Avallon 14h30

Deuxième partie du récit de René

René S. Matricule 59361 Oranienburg – Sachsenhausen. Heinkel

23 janvier 1943 René S., communiste, Matricule 59361 Oranienburg-Sachsenhausen. Heinkel

 

La rencontre avec les Résidents, prolongée par la lecture du discours de M MENANT, prononcé en 1946, lors de l’inauguration du Monument commémoratif de la JEUNE GARDE à AVALLON.




70è anniversaire de la libération des camps et de la victoire sur le nazisme

22032015

 

Exposition à l’EHPAD Avallon, Rue du Dr Schweitzer

du 8 au 30 mars 2015

Simultanément à lecture de cette lettre, puis, au fil des jours, de passages du récit de René S., une exposition sur quelques prisonniers de l’Avallonnais est présentée aux Résidents et visiteurs.

Lettre à Margot, Halberstadt,

18 avril 1945: nous sommes redevenus des Hommes!

Halberstadt, 18 avril 1945, Hôpital Militaire Américain

Ma chère petite Margot…

cette lettre est la première lettre réelle que tu recevras depuis que je suis dans ce pays maudit. Je dis bien la première. Les autres ne comptaient pas car on ne pouvait pratiquement rien mettre dessus, pour un mot de travers, elles allaient au panier.

Elles signifiaient seulement « en ce moment, je suis encore vivant » et je pense que leur brièveté, contrastant avec les longues lettres de Compiègne, te faisait les traduire comme telles.

 …en cours de rédaction (copie du récit de René)

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 » Jeudi Je lis »  

jeudi 19 mars 2015, EHPAD Avallon 14h30

première partie du récit de René S., communiste : 

l’arrestation le 26 juin 1941 à son domicile 160, rue de Fontenay à Vincennes (Seine), FRONSTALAG 122 Camp dit « ROYALLIEU »  Matricule  756…

En italique gras, les extraits avec les noms cités au fil des pages du récit de René, suivis des recoupements:

HENRY (?) et BERTHE (?) … … Notre bon vieux père CAQUELARD (Alexandre) des A.U.S. décédé le 7 mars 1944 à Weimar-Buchenwald … … JACQUES ? … … GRASDEPOT (?) …   »La CRAVATE » (?) … … Prince ROZANOFF … … les allées et venues et tentatives d’organisation de nos loisirs par quelques personnalités du camp: COGNIOT ex-député (Georges, Auguste, Alexandre)… … SELLIER secrétaire des A.U.S ? … … PITARD et ROLNIKAS les avocats dévoués à nos intérêts… arrêtés le 25 juin 1941. … … on vient chercher les avocats PITARD, ROLNIKAS et HAJJE exécutés le 20 septembre 1941. … … CHARLES (?) mort depuis chez Heinkel … … COQUET  René, un de nos meilleurs acteurs du théâtre, surnommé par ses camarades « le fusillé manqué », meurt le 9 juin 1943 à Auschwitz. … … C’était une erreur de numéro. Ils emmènent donc le bon numéro, le neveu de CHARLES, un môme de vingt ans. (?) … … je reçois des nouvelles de Berthe la femme à HENRY (?), elle est arrêtée. … … Nouveaux arrivés dont des amis de Seine et-marne RU de Combs-la-Ville, mon vieux loco BAILLY (?) et son amie GEORGETTE (?) qui sera relâchée plus tard. … … LATUDE qui ne restera pas… peut-être s’agit-il de Luc (?) postier qui écrivait dans « La Voix de l’Est » sous le pseudonyme LATUDE, un temps président de la FNDIRP du 20ème après la Libération (?),… … OBOEUF FTP,  POURSAIN, le fils de mon vieux camarade de Saint-Mandé, BONDU, tous trois déportés à Auschwitz le 6 juillet 1942. … RACAMOND secrétaire général de la CGT qui n’est plus que l’ombre de lui-même. … … Puis, ma vieille connaissance de la « Région Est », conseiller général de Montreuil, LONGHI avec qui j’eus des discussions orageuses et qui ne me reconnaît pas, moi non plus car il a flanché, il a eu peur pour lui. … … Notre meilleure période fut du côté américain dans les B, le B 5 pour moi et HENRY. Ici, l’ordinaire est devenu assez abondant et Henry qui a travaillé au magasin depuis le début a une défense dont je bénéficie. Nous avons des amis à la cuisine que nous allons voir le soir parmi lesquels le plus chic copain Marcel YOL  aux cheveux abondants et frisés bricoleur et si artiste dans ses sculptures sur bois, pauvre ami qui sera parmi les déportés de juillet et sans doute manquera à l’appel final. arrêté le 27 juin 1941 à Vanves, déporté le 6 juillet 1942, enregistré à Auschwitz sous le numéro 46210 … …

.

..  » Jeudi Je lis »  

jeudi 26 mars 2015  EHPAD Avallon 14h30

deuxième partie du récit de René S., communiste : Matricule 59361 Oranienburg - Sachsenhausen, usine Heinkel…

 … 18 ou 19 avril 1944 (rature) bombardement de l’usine Heinkel … Mes copains s’en tirent aussi. Mon grand Édouard[1] de Mont-de-Marsan a les larmes aux yeux, dans ses bras est mort un ami[2], père de trois enfants et avec qui il travailla pendant quatorze ans.

Selon les recoupements suivants, il est possible de supposer que cet ami peut être Thomas  DIAZ, né le 13 mars 1913 à Laguna de Duero en Espagne, arrêté avec BUYTAUD le 29 septembre 1942 à Mont-de-Marsan.
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« Jeudi Je lis » EHPAD Avallon

Jeudi 2 avril 2015 à 14h30

suite du Récit de René S., communiste, déporté politique 3ème partie août 1944 Matricule 75270

extrait… complété de recherches et recoupements relatifs aux noms figurant dans le récit de René…

Seize août 1944, nous appareillons pour Saxo…

Enfin, le seize août, nous appareillons pour Saxo[1], à pied, après d’innombrables formalités. Je pars nanti d’un colis de Croix-Rouge que me donneront mes équipiers qui en touchèrent chacun un, tous les français en touchant un, sauf ceux qui partaient, comme par hasard, et, ils l’ont touché pour nous, pourtant. Ce colis perdu pour nous… ne fut pas perdu pour tous ! Gangsters.

Bouchafa[2], l’algérien était déjà parti à un précédent « transport ». Je quitte avec regret mes trois équipiers, surtout le grand Bouytaud[3] que je promets d’aller voir à Mont-de-Marsan, après la victoire finale (on peut vendre la peau de l’ours, maintenant !) car le débarquement tant espéré, et, condition primordiale pour la fin, s’est produit en Normandie, Niort, Carantan, Caen, là, la bataille fait rage, de l’aveu des fritz, la fin n’est dont plus qu’une question de mois, on la voit cette fois.

Quelques jours de brimades à Saxo par des S.S. internés et caïds naturellement. On voit des internés, le front peint d’une croix noire, ce sont des condamnés à mort pour pillage pendant les bombardements. Puis, nous voici dans les wagons, portes ouvertes, cette fois. Les S.S. avec nous dans les wagons, sont tout ce qu’il y a de chouettes, ce sont des vieux.

Schoenbeck

Le soir, arrivée à Schoenbeck.

Le soir, arrivée à Schoenbeck. L’endroit ne nous dit rien, c’est la ceinture industrielle de Magdebourg et il pourrait bien pleuvoir. Il y a des masses de réfugiés berlinois qui ont l’air désorientés. On mange trois ou quatre dans la même gamelle,… J’ai la bonne surprise d’y retrouver un copain de Vincennes, Verny[4], qui ne le fut donc pas tant que cela.

 

Halberstadt

Halberstadt où nous arrivons le 22 août 1944

Puis à nouveau en wagons pour Halberstadt où nous arrivons le 22 août. Ce sera l’avant-dernière étape vers la libération. … …

Donc, nous voici à Halberstadt, rejoignant des camarades partis quelques jours avant nous. Nous dépendons maintenant de Buchenwald et j’ai mon troisième et dernier matricule, le 75270


[1] Sachsenhausen

[2] BOUCHAFA Salah né le 21 décembre 1903 au Douar Harbil (département de Constantine), Le 14 juillet 1944, il est transféré au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le 6 avril 1945 lors d’un bombardement.

[3] BOUYTAUD Édouard (né le 31 décembre 1913 à Marmande (47), déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, matricule 58428, rapatrié le 4 mai 1945).

[4] VERNY : « Il me souvient souvent de ce que disait « Alphonse « qui quelquefois était « François », en fait je su, plus tard, à son retour de Buchenwald qu’il était Charles VERNY quand il évoquait ce risque de l’oubli. Après les arrestations du printemps 43 de MEDERIC et de MUTTER de « Ceux de la Libération – Vengeance » et ayant pour ma part, de façon quasi miraculeuse pu quitter Fresnes et le régime de coups des miliciens, j’avais été récupéré par l’O.C.M.J. dont VERNY était le patron fondateur. » http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=100484 - source Laurent Laloup. L’OCM recrute aussi dans la bourgeoisie, l’industrie, parmi les commerçants, les anciens combattants, les professions libérales (avocats, architectes), et les universitaires. Deux tendances politiques sont particulièrement représentés : les conservateurs, souvent maréchalistes mais germanophobes et hostiles à la Révolution nationale, d’une part, les socialistes d’autre part. La première tendance est majoritaire à l’origine, mais la deuxième l’emporte au cours de la guerre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_civile_et_militaire


[1] BOUYTAUD Édouard

[2] Témoignage de Vital Gilbert dans « Les Landes Républicaines » du 10 août 1964 : « Huit autres Résistants de ce groupe furent arrêtés le 20 septembre 1942, la veille de la fusillade de Souge » (Trahison Louis GIRET, instituteur landais arrêté à Bordeaux. « Évadé » puis repris, il devint dès le 20 août 1942, le matricule 155 de la Gestapo de Bordeaux. Il sera indirectement responsable de l’arrestation de centaines de communistes dans le Sud-Ouest. GIRET, en fuite). Ce sont : Fernand BACQUÉ (né le 31 décembre 1908 à Adé, 65, Matricule 58472 à Sachsenhausen, Kommando SPEER, récupération des métaux non ferreux à partir des récupérations de câbles électriques, rapatrié le 4 mai 1945), André BERGERON, né le 5 juin 1921 à Dax, 40, Matricule 58393 à Sachsenhausen où il est fusillé le 11 octobre 1944, Marcelin BEORLEGUY, Édouard BOUYTAUD (né le 31 décembre 1913 à Marmande (47), déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, matricule 58428, rapatrié le 4 mai 1945), Paul COUERBE (né le 27 novembre 1912 à Mont-de-Marsan, 40, Matricule 58429 à Sachsenhausen, Heinkel, rapatrié le 2 mai 1945), Thomas DIAZ (né le 13 mars 1913 à Laguna-de-Duero, Espagne, Matricule 58485 à Sachsenhausen, Heinkel où il décède le 18 avril 1944), Maurice (ou Léon) DUPOUY (Léon né le 27 février 1910 à Garrosse, 40, Matricule 54486 à Sachsenhausen, Heinkel, et Mauthausen), Charles ETCHESSAHAR (né le 11 octobre 1911 à Port-de-Lanné, 40, Matricule 58896 à Sachsenhausen, Heinkel, rapatrié ?). 

http://www.fusilles-souge.asso.fr/liste_fusilles/rande_georges.html et http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.74.

 

 

vassyetaules@gmail.com







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